"Haïti est toujours à la une de l’actualité et l’actualité n’est jamais positive…
Les dégâts causés par le tremblement de terre du 12 janvier sont terribles et l’étendue réelle de la catastrophe reste à découvrir… C’est une tragédie qui dépasse l’imagination.
Alors que des hommes et des femmes luttent pour survivre, Haïti doit être au cœur des préoccupations du monde entier.
Ce tremblement de terre n’est que le dernier des fléaux qui ont frappé la nation la plus pauvre de l’hémisphère nord.
En 2008, les cyclones « Fay » et « Gustav » frappaient l’île. Le pays fut ensuite dévasté par les inondations et les glissements de terrain dus aux cyclones « Hannah » et « Ike ». Ces catastrophes firent de nombreux sans-abris. Au total, 800 haïtiens en furent les victimes directes. Environ 60% des récoltes furent détruites et de nombreux villages furent rayés de la carte.
De difficile, les conditions de vie devinrent désespérées.
En novembre, une école de Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince, s’écroulait au cours d’une fête. On dénombra plus de 100 morts, essentiellement des enfants. La raison de cet effondrement ? La mauvaise qualité des matériaux de construction. 5 jours plus tard, des bâtiments d’une autre école de Port-au-Prince s’écroulaient à leur tour.
Et maintenant, ce terrible seisme.
J’ai été particulièrement touché par la litanie de catastrophes qui ont touché ce pays que j’ai toujours trouvé fascinant. En effet, Haïti fut la première nation indépendante des Caraîbes, le premier Etat post-colonial indépendant et dirigé par une élite noire. C’est la seule nation à avoir gagné son indépendance à la suite d’une rébellion contre l’esclavage. Haïti est aussi la seule nation francophone des Caraïbes. Enfin, l’île est dotée d’une culture très riche, que ce soit en peinture, en musique ou en littérature.
Haïti est un endroit captivant qui a désespérément besoin de notre aide.
Mon filleul, Félix, est haïtien. Il a été adopté au sein d’un orphelinat dans lequel les enfants vivent dans des conditions très difficiles. C’est ma responsabilité de faire tout mon possible pour les aider, et Kanpe Haïti est le premier pas."